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James Gressier, un auteur parmi d’autres...

... parcours et mode d’emploi.


Bibliographie
   Découvert par Jean-Claude Brisville, il publie son premier roman, LE LEGAT HOLIGON, aux toutes jeunes Editions Bourgois. La fin des hommes y est décrite sous la forme d’un retour épique aux désordres du haut Moyen Age. C’était en plein mai 68. Salué pourtant dans le Monde par Paul Morelle et Pierre Pirard dans la Libre Belgique, l’ouvrage recevra le Prix d’Aumale (Académie Française).

   En 1985, LE SUICIDE DE STEPHANIE, paru aux Editions Flammarion, bénéficie, à défaut de prix, d’un beau succès de presse (voir annexe). Ce roman à la Bovary dit l’histoire d’une artiste parisienne qui trouve refuge en Picardie, enterrement confortable et dont elle a l’humour de renoncer à mourir.

   En 1987, LA SAINT-SYLVESTRE DES BARBARES, second roman d’anticipation situe la faillite des sociétés occidentales dans un avenir tout proche qu’illumine l’embrasement des banlieues. Le roman publié aux éphémères Editions Ledrappier a laissé chez ses rares lecteurs le souvenir d’une comète inquiétante ou prémonitoire. Le thème sera repris sous une autre forme dans LE RETOUR DU CHASSEUR publié chez Phébus en 1998.

   En 1996, découvert cette fois-ci par Jane Sctrick et soutenu par Jean-Pierre Sicre, co-fondateurs des Editions Phébus, l’auteur publie LA DERNIERE FUGUE (prix de Nantes), aventure d’un vieillard optimiste, amateur d’art et amoureux de sa mort. Suivront dans la foulée LE RETOUR DU CHASSEUR (Grand Prix Thyde Monnier de la Société des Gens de Lettres) et, peu après, LE LIEVRE ET LE LIEUTENANT, itinéraire désabusé, poétique et humoristique, apprécié lui aussi de la presse et favori de son concepteur.

   En 2003 paraîtra LA VRAIE VIE DE MARIE-MORGANE, trop ambitieux sans doute pour atteindre son but. Plus tôt, en l’an 2000 et sous un pseudonyme, était né un essai : RIEN A COMPRENDRE, journal d’un utopiste. Reste un recueil de nouvelles, apprécié de Pierre-Guillaume de Roux mais tenu en suspens par les vicissitudes de l’aventure éditoriale. C’est une affaire à suivre, de même celle d’un HOLIGON REVIENT, reprise du LEGAT HOLIGON que son auteur, scrupuleux, estimait perfectible.

   En 2007, sous le nom de Jacques Duhameau, l’auteur produit chez De Borée un roman du registre « terroir » intitulé LE VENT DU PEYRADOUX. Sélectionné par le Grand Livre du Mois, il révèle sous le camouflage, entre Paris où il est né et les collines du Livradois, quelques aspects de la vie réelle de son auteur.

   Pour comprendre les intermittences ou les contradictions de ce parcours littéraire, il faut savoir que James Gressier dispose à l’occasion d’un talent artistique, essentiellement « français » qui, plus sûrement qu’en France, aura pu lui valoir des amateurs à l’étranger. Facilité dangereuse dans un pays qui craint le mélange des genres mais à laquelle il cède périodiquement sous l’anagramme Serge Marjisse ou sous divers pseudos réclamés par les circonstances. C’est ainsi que paraît, dans l’été 2009, aux éditions la Galipote, un recueil humoristique signé cette fois… Hazar. Intitulé ELLES ET LES AUTRES, il se veut la synthèse joyeuse du dessin et du texte.